Créer un site internet

Les années collège (Fin)

Les années collège (suite et fin)

 

Ces années là furent aussi la découverte de l’athlétisme ou je m’aperçus très vite que ma petite taille ne me laissait aucun espoir pour la pratique de la course de haies (c’est que c’est lourd c’est trucs), le saut en hauteur où mon corps se refusait systématiquement à la pratique du système Fusbury,. Alors que mon esprit et mon prof de gym allait plutôt dans ce sens là, mon corps au tout dernier moment refusait de se tourner et c’est en ciseau que j’établis mon record personnel de 1 mètre et quelques qui reste à ce jour mon record personnel de tous les temps et ma meilleure performance de cette année là.

Mes sauts en longueur furent plus souvent mordus que mesurés, mon triple saut, plutôt sot que triple même en y mettant les tripes, la perche heureusement aucun infrastructure n’existant nous n’eûmes l’occasion de nous y essayer au grand soulagement de nos profs de gym j’en suis sûr.

Mes petits bras rachitiques ne me laissaient aucun espoir pour un quelconque lancer, trop lourd ou trop technique, il est des fois ou le corps veut mais le mental ne veut pas, ne sait pas …. Le seul lancer ou j’excellais c’était celui du cartable des que sonnait la fin des cours, le seul lancer qui me convenait c’était celui des flèches polynésiennes pour ceux qui connaisse, et le lancer du marteau avec ou sans chaîne je préférais laisser cela au plus de 60 kilos au risque de me le prendre sur les pieds, autant dire qu’avec moi on était plutôt mal barré pour les Interclubs.

En sprint, je me débrouillais pas trop mal, temps qu’on restait dans le milieu scolaire, j’avais déjà une préférence pour les relais dont la distance était supérieure au tour de piste, mais je devais reconnaître que les fibres qui dominaient en moi étaient plus des fibres lentes que rapides et c’est tout naturellement que je m’orientais vers le demi-fond, le 800m, le 1000m et le 1200m etc ….. au fil des ages.

Mon seul regret aujourd’hui encore est de n’avoir rien noté de toutes ces années, moi qui depuis ma résurrection sportive de 1988 tient régulièrement à jour sa comptabilité chronométrique (nous y reviendront plus tard) De cette époque donc aucune référence, pas le moindre résultat, ni sur le 1000m, ni sur le tour d’anneau, au fond de moi je me demande si à l’époque ou j’ai arrêté l’athlé en Junior je n’étais pas capable de tourner les 400m et les 1000m plus rapidement que je n’ai pu les tourner dans ma deuxième période, à savoir des 10 x 400m en 1’16 et des 6 x 1000m en 3’20 dans mes plus belles années. Ceci restera un mystère et un immense regret (sincèrement).

 

Les vacances étaient souvent synonymes de grand vide sur le plan sportif, mais je n’en restait pas moins actif pour autant. Le collège était à proximité du gymnase qui lui même se trouvait à deux pas de la cité Guillalmet les HLM ou Bachir et moi habitions et souvent les soirs d’étés ou de printemps il nous arrivait d’aller courir une petite heure, soit sur la piste en sablé (vous savez celles qui ne font pas des tendinites à répétitions), ou sur le terrain de cross dont nous connaissions le moindre centimètre, le moindre trou, la moindre racine …… tous ces espaces qui me semblaient si vastes à l’époque me parurent si petits lorsque je les redécouvris bien des années plus tard :

Ma colline qui allait de Terre Rouge à Cahors,

La route de Terre Rouge à l’église de Cahors que je faisait à pied le dimanche matin quand pour cause de catéchèse il fallait aller à la messe le dimanche, je devais avoir 11 ans.

Le petit chemin qui montait au château de Grézels quand j’allais voir ma grand mère, il me semblait si long et si pentu à l’époque.

La route des HLM au stade de Caussade, deux fois par semaine ….

Les parcours d’entraînement, la vraie piste de 400m du stade en cendrée …..

 

Les années collège furent pour moi aussi la naissance d’une nouvelle passion, lorsque le père noël décida de m’apporter enfin mon premier vélo au noël 1977, un ½ course de marque Eddy merckx acheté à la CAMIF, flambant neuf, mais un peu trop petit pour moi que je revendis très vite à un plus petit que moi (avec l’accord mutuel des parents, j’avais 12 ans quand même) pour en acheter un plus grand, à un plus grand que moi, de marque Peugeot, avec plus de vitesses et un porte bidon avec bidon (s’il vous plait), instrument qui allait vite se rendre indispensable pour le boulimique de kilomètres que j’allais devenir au fil des ages, avec un record personnel de 110 km, en autosuffisance (1 bidon d’eau), en plein été, seul, avec coup de fringale-hypoglycémidale (le correcteur orthographique de word ne veut pas reconnaître ce mot) et ce vers l’age de …. Je devais être en 4eme, 14 ans environ, et 43kg, et 10/10 à chaque œil…. Je suis parti tôt en début d’après midi, je suis rentré tard le soir, heureusement les jours sont plus longs en été, ça m’est arrivé en pleine forêt de la Grésigne, pour ceux qui connaissent, pour rejoindre Caussade ça fait encore du chemin ……. Qu’il est long le chemin qui mène vers toi mon Dieu ………

 

A propos de Dieu, je me souviens aussi, puisse t’il un jour me pardonner, je pense avoir suffisamment expié mes fautes après tous ces kms parcourus dans la boue, le froid , la pluie et la chaleur, on porte chacun la croix qu’on mérite …… je me souviens avoir fait ma communion solennelle à la grande joie de mes parents et de mes grands parents qui me voyaient déjà minimum cardinal ou archevêque, ou même ministre car mon traditionnel 10,5/11 de moyenne générale (le SMIG scolaire de l’époque) laissait entrevoir une perspective d’étude supérieure (en quoi je ne sais pas), mais même en m’économisant dans ce domaine, j’avais décroché ma qualification pour les études secondaires (et encore secondaires j’allais vite m’apercevoir, surtout mes parents que le mot était faible …) le sésame pour la seconde littéraire (d’où la qualité de ma prose) au lycée Michelet de Montauban …….. et là je suis d’accord avec  « edhistoire,- chronique d’un tout petit rêve » sur le (magnifique) site web « courir le monde » à propos de notre système éducatif et du nivellement par le bas ….. voir Avant Propos …… je disais donc, me souvenir avoir fait ma communion solennelle, à la grande joie de mes parents et grands parents, mais pas la confirmation pour cause de cross qualificatif aux régionaux ou inter-regionaux je ne peux pas non plus me souvenir de tout

 

Les cadettes du S.A Caussade grandirent, Bernard Rhodes aussi, il s’orienta vers le rugby, le club devenait aux dires des dirigeants une immense garderie où des parents désœuvrés venait déposer leur progéniture à la recherche du sport qui leur convenait le mieux pour leur développement psychomoteur, enfants pour certains amorphes, sans aucun enthousiasme pour cette école ingrate de la souffrance qu’est le cross country, école de la vie où tu apprends à défendre ta place, ou tu apprends à apprendre, école de la boue qui finit par te purifier le corps et l’esprit, les stations thermales l’ont d’ailleurs bien assimilé. Enfants qui pour la plupart ont fini par aller grossir les rangs de la F.F.F et de la F.F.R où les horaires de garderie sont plus pratiques pour les parents désireux de faire les courses ou du shopping le samedi après midi tranquille.

Fort de ce constat, le S.A.Caussade décida de mettre la clef sous le paillasson, ce fut la fin de mes années collège et la fin de ce chapitre par la même occasion.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire