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GR20 - 2016

GR20 - Jour11 Etape 16 - Refuge de Paliri (1055m) Conca (252m)

Jeudi 11 Aout 2016 – 11e jour – Etape N°16

Refuge de Paliri (1055m) Conca (252m) – D+ 160m / D- 963m

Durée 5h avec grosse pause baignade d'1h,

 

Lever 6h, le ciel est gris, le ciel est triste de nous voir quitter le GR sans doute.

Le petit déjeuner est prêt dans la cabane attenant au gîte.

 On déjeune en silence car ça roupille à côté. Le café est chaud, dans une espèce de grande bouilloire électrique.

Dernier tour aux toilettes, de ce côté là le GR ne m'aura pas trop perturbé,

Ce matin, on finit tous ensemble : Harry, Romain, Sebastien, Aurélien et quelques nouveaux rencontrés l'avant veille : Théo et Aurélie. Kiki et moi même

 
   


Cette dernière étape c'était une sensation étrange ; on était content d'arriver au bout, sans pépins, mais on savait aussi que c'était la dernière. Il fallait quand même rester vigilant car il y avait pratiquement 1000m de dénivelé négatif. On a enchainé des passages roulants, avec des tronçons plus caillouteux, mais rien de comparable au Nord de la Corse,

On s'est arrêté vers 10h au ruisseau de Punta Pinzuta, on a fait une grosse pause baignade pour les plus courageux, toujours les mêmes.


Pour ma part j'aurai fini le GR20 sans m'être baigné, au grand désespoir de Kiki, pour qui GR20 sans trou d'eau, c 'était pas GR20 ,,,, mais moi, l'eau froide, je peux pas, jusqu'aux cuisses ça va, mais après je peux pas ,,,, alors sauter, sans m'être trempé avant, inconcevable ,,,,,

On est reparti pratiquement une heure après, j'ai discuté trail avec Aurélie, et après une dernière montée nous sommes passés un par un faire la photo à Bocca d'Usciolu (587m), une brèche en forme de V ,,,,, comme Victoire où chacun à choisi une pause,

On est passé devant la fontaine de Radicale, ça sentait la fin quand on a foulé le goudron du dernier kilomètre du GR. On a aperçu au loin Chloé et Conan qui venaient à notre rencontre avec une bouteille de champagne comme promis.

On s'est tous embrassé, ils étaient contents pour nous qu'on soit arrivé au bout.

On a tous fait les photos de rigueur devant la plaque commémorant la fin officielle du GR et on a bu le champagne à tour de rôle ,,,, les touristes autour de nous nous félicitait, pour ceux qui comprenaient ce dont il s'agissait.

On est ensuite partis tous ensemble  vers le restaurant du GR, on a appelé les filles pour donner des nouvelles et convenir d'une heure,

J'ai appelé les amis : Laurent, Patrick, Stéphane ,,,,, j'ai appelé aussi Benoît et ma mère,,,,

On s'est bu une bonne Pietra, ou une Colomba, la dernière du GR, on a repris entrecôte-frites comme a Vizzavona ,,,,

 on a raconté les dernières étapes à Chloé et Conan, on a dit qu'il faudrait se revoir, sur des courses puisque c'était le point commun de la plupart d'entre nous, qu'il fallait faire vivre la page FaceBook au maximum, mettre des photos, des vidéos ,,,,,

on a fait une partie de pétanque, le temps s'est couvert, il a commencé à pleuvoir ,,,,,

un groupe de jeunes est arrivé, plein d'entrain, au fond on les enviait un peu, car eux ils commençaient ,,, ils voulaient partir pour la première étape (5à 6h selon le niveau), il était plus de 15h, la météo était vraiment pas bonne, Kiki à réussi à les dissuader de partir ce soir,,,,  j'ai eu un peu mal pour eux, ça doit être frustrant, dès le jour  d'être obligé de renoncer au départ ,,,,, après sur le GR il y a des règles à connaître : partir tôt, finir tôt, pas jouer avec la météo, pluie = danger ,,,,,

C'est vrai que nous dans l'ensemble, côté météo on a eu beaucoup de chance, un jour de gris, le lendemain de la 4eme étape (la plus compliquée) et après que du soleil,,,,

Céline et Gilles sont arrivés vers 16h, on a ramené Romain à la gare de Corte d'où il a pu prendre son train à 5mn près, après être monté dans celui qui partait à l'opposé ,,,,

sur la route qui nous ramenait au camping je n'ai pas dormi, je regardais à travers la vitre cette Corse que nous n'avons pas pu voir ,,,,, ces petits villages perchés dans les collines, avec des vrais corses, authentiques, cette côte aux petites plages, petites criques ,,,,,, sur la route il y avait pas mal d'embouteillages par endroit.,,,,

On est arrivé au camping vers 19h, on a retrouvé tout le monde, Brigitte a eu du mal au début avec la barbe de presque 15 jours, on a filé à la douche, une vraie douche, avec du carrelage, un porte manteau, une tablette et de l'eau chaude ,,,,,,

voilà c'était la fin du GR ,,, le lendemain matin j'ai été réveillé à 6h par une quinte de toux irritative attrapée en fin de GR ,,,, alors plutôt que réveiller tout le monde, je suis parti marché dans le jour qui allait se lever, vers Calvi, j'ai pris mon appareil photo pour prendre le lever du soleil ,,,,, Brigitte qui s'inquiétait est venue me rejoindre et on a visité Calvi au petit matin, on est monté à la forteresse, on a fait le tour, on s'est pris un petit déjeuner en amoureux sur le port, face à la mer et on est tombé sur ,,,,,,

Guillaume (un des pompiers volontaires) qui faisait son footing ,,,,,,,

On a appris qu'on avait loupé Mathilde et Antoine de presque rien à Conca, ils avaient doublé les deux dernières étapes et sont arrivés vers 17h ,,,,, et plus tard j'apprendrai qu'on les a loupé au camping, ils sont passés le lendemain de notre départ ,,,,, décidément ,,,,,

GR20 - Jour10 Etape 14 et 15 - Refuge de Matalza (1436m) – Refuge Asinau (1530m) – Refuge de Paliri (1055m)

Mercredi 10 Août 2016 – 10e jour – 14e et15e étape

Refuge de Matalza (1436m) – Refuge Asinau (1530m) – Refuge de Paliri (1055m)

D+ 1080m – D- 1450m -  environ 25kmlever à 5h00 -  Départ : 6h00 – 16h (10h avec les pauses ) – topo guide : 11h

 

Sac à dos : 13kg (la tente en moins) + 4 litres d'eau

 

Lever à 5h,le petit déjeuner (un peu léger) est pris sous un chapiteau avec des tables et des chaises ce qui facilite la préparation du sac et le rangement des affaires, faire les pansements. La nuit a été encore humide et le linge n'est pas sec, on laisse à sécher les affaires que l'on mettra plus tard quand il commencera à faire chaud.

Départ à 6h, Romain et Harry sont à l'heure, l'étape du jour commence par une piste facile. Petite démonstration de golf de Romain avec ses bâtons de marche sur les pozzines qui s'avère avoir un très joli swing. On arrive à  I Croci, bergeries très jolies où en buvant un café nous apercevons un cochon sauvage, plus haut dans les collines

On repart sur une piste forestière assez roulante que l'on quitte pour un  sentier qui monte doucement vers Bocca di Chiralba (1743m) où nous croisons la route d'un cochon sauvage gris-rose, même pas apeuré, ni étonné de notre présence.

Le sentier continue de monter pendant une heure, on passe à 2025m à Bocca Stazzunara, ce sera notre dernier passage à plus de 2000m.

 

 

 

       
   
 

 


S'ensuit une grosse descente, où en une heure nous allons perdre 500m, la descente est assez raide, nous arrivons  au refuge d'Asinau (1530m), ou plutôt ce qu'il en reste, un peu avant 10h,

On fait la grosse pause comme d’habitude, discussion avec le gardien du refuge qui visiblement à des problèmes de voisinage (son refuge à brûlé mystérieusement cet hiver), il nous fait comprendre aussi qu'il a eu droit à des « vacances forcées » , et comme on comprenait pas trop ce qu'il voulait dire, il nous fait comprendre : derrière des barreaux,,,,, en attendant il accueille les randonneurs mais sans les faire payer, car il ne peut pas leur proposer, la douche ou les repas comme dans un refuge ordinaire, il a juste un chapiteau et sa cabane qui sert d' épicerie .

Nous repartons vers 10h30 vers notre dernier refuge. Pour cette étape nous avons le choix entre : suivre le GR, plus long, mais moins technique, ou bien la variante alpine, qui permet (en principe) de gagner une heure, avec des passages rocheux équipés de chaînes, des dalles équipées également et descente raide dans des éboulis, comme dans le nord en fait,,,,, Seb et Aurélien prendront la variante, Kiki, Harry, Romain et moi nous prendrons le GR, car comme dit Kiki : « on fait le GR20 ou on fait pas le GR20,,,, »

L'étape est assez roulante, on enchaîne forêt de pins, de bouleaux et les passages en fougères, on longe les aiguilles de Bavedda et on redescend jusqu'à 1000m.

La dernière demie heure pour arriver au col Foca di Bavedda (1218m) est assez raide et il faut de nouveau parfois remettre les mains.

Arrivé au col, c'est un peu le choc ; on retrouve les voitures, l'odeur des échappements, les klaxons, la foule des touristes ,,,,, on passe devant Notre Dame des Neiges, la Sainte vierge de la Corse, c'est assez impressionnant de voir toutes ces petites bougies rouges et ces stèles de remerciements ,,,,,,

on a perdu Romain et Harry, on est un peu hagard au milieu de tous ces touristes, il fait chaud, il est 14h, ça fait 3h30 qu'on est reparti d'Asinau, on a un peu faim et surtout une grande soif de quelque chose de frais..... kiki me raconte qu'il y a une femme qui comprend pas pourquoi c'est différent de la carte postale les aiguilles de Bavellas,,,, c'est sûr que de là ou elle est c'est pas le même angle de vue sous lequel on les a vu en arrivant,,,,,, ça se mérite un peu, quand même ,,,,,,  kiki lui dit que les cartes postales, c'est trafiqué, c'est des photos truquées pour les touristes ,,,,,

 

On aperçoit aussi le Punta Tafunata, la montagne percée, appelée  aussi « le trou de la bombe » accessible en escalade avec baudrier  et équipé,

 

 

A force de se chercher on se retrouve plus bas, au hameau de Bavedda, devant la source (fraîche), nous décidons de faire une grosse pause, car nous sommes vraiment en avance sur l'horaire ,,,, on s'installe à la terrasse d 'un café avec Piétra, charcuterie et fromage comme d'habitude ,,,,, l'ambiance est détendue, c'est l'effet bénéfique des pauses, on enlève le sac à dos, on se met pieds nus et de suite on oublie les heures précédentes ,,,,, il nous reste encore environ 1h30 pour arriver au refuge de Paliri,

Nous repartons vers 15h20 (1h30 de pause pratiquement), juste pour laisser la place à Seb et Aurélien qui ont visiblement souffert sur la variante alpine.

Nous repassons devant la source pour compléter les niveaux, et reprenons le sentier à travers une forêt de pins, les touristes se font de plus en plus rares, pour disparaître peu à peu. On va descendre de 200m, Kiki et Harry sont partis dans la descente comme des fous en mode trail , avec le sac à dos en plus, on les entend s'éloigner en poussant des cris qui retentissent dans toute la forêt. Romain et moi, avec 2 piétra de 50cl on préfère jouer la sécurité, on terminera l'étape comme d'habitude en mode rando, à J-1 ce serait stupide,,,,, on double une mamie avec sa fille qui nous raconte qu'elles ont entendus des cris dans la forêt et elles pensaient que quelqu'un c'était blessé ou avait fait une chute, qu'elles avaient été doublées par 2 énergumènes qui descendaient à toute vitesse ,,,,, on les a rassuré en leur expliquant qu'elles avaient croisées la route de Harry et Kiki ,,,,,,  un peu avant d'arriver au refuge, on passe devant la source, on ferait bien le plein car nos gourdes sont déjà un peu tièdes, mais la source ne coule pas (en fait on apprendra au refuge qu'il fallait siphonner le tuyau), on trouve ça un peu limite, surtout que ce sera la seule source d'eau potable du refuge, à 400m au moins des tentes, l'eau du refuge et des sanitaires n'étant pas potables,

Arrivés au refuge (16h40), pas de Kiki, pas de Harry, on les cherche et on finit par les trouver remontant de la douche (200m en contrebas du refuge) ,,,,,, c'est quoi ce refuge de m,,,,,,,, pour le dernier jour, on est vernis, on pense à ceux qui font le GR dans le sens Sud-Nord, ça peut refroidir ,,,,, il vaut mieux tracer et aller direct au hameau de Bavedda.

On descend à notre tour, à LA douche, avec tout notre matos, douche unique, occupé, et une personne devant nous qui attend ,,,,, aucune installation de prévue, obliger de déballer les affaires par terre, j'en profite pour faire le tri et un peu de lessive. Demain c'est le dernier jour, je ne lave que le strict nécessaire et je mets tout le reste dans un sac poubelle, je donne les dernières barres énergétiques qu'il me restait à un randonneur étranger qui me remercie et je file à la douche qui en plus d'être froide évidement, se résume à un filet d'eau comme mon petit doigt ,,,,, je me lave et me rince tant bien que mal et on rejoint les autres sur la terrasse du refuge après avoir installé la tente et étendu les affaires sur les rochers, au soleil.

 

 

 
 

 


Le gardien du refuge est un jeune (pas corse du tout)vraiment cool-cool, musique reggae et pas stressé du tout. Il est pratiquement 18h, certains commencent à se mettre à table à côté de nous, on commande une Piétra, charcuterie corse et fromage, on fait quelques photos de Romain et Harry avec le couteau, le saucisson et le mégot en coin en paysans locaux,

 On commande les petits déjeuners pour le lendemain.

Retour au bivouac, on sait pas trop le temps qu'il fera demain car les nuages  s'entassent dans la cuvette en contrebas ,,,, je complète le repas avec un sachet de paella lyophilisé qu'il me restait, j'essaie d'appeler les filles car demain c'est le dernier jour, ça capte très mal, à force de me déplacer j'arrive à échanger 2 ou 3 SMS en presque une heure,,,,,

La nuit tombe sur le Tafunatu face à nous, demain grasse matinée, le départ est prévu vers 7h donc lever 6h !!!!

 

GR20 - Jour9 - Etape 12 et 13 - Refuge de Prati (1820m) – Refuge d'Usciolu (1727m) – Refuge de Matalza (1436m)

Mardi 9 Août 2016 – 9e jour – 12e et13e étape

Refuge de Prati (1820m) – Refuge d'Usciolu (1727m) – Refuge de Matalza (1436m)

D+ 1100m – D- 1400m -  environ 20km

lever à 5h00 -  Départ : 6h00 – 16h (10h avec les pauses ) – topo guide : 10h30

Sac à dos : 13kg (la tente en moins) + 4 litres d'eau

j'ai fait le plein des poches à eau le soir avant de me coucher, c'était à l'opposé du départ.

 
   


On quitte le campement parmi les premiers,  Romain et Harry sont encore à la bourre, et Tic et Tac sont partis un peu avant nous.Il fait encore un peu nuit, le soleil ne va pas tarder à se lever, on y voit à peine mais suffisamment. Le chemin s'élève doucement et c'est à pratiquement 2000m d'altitude que nous assistons au lever du soleil en compagnie de Seb (Tic) et Aurélien (Tac), ou l'inverse ,,,,, jolie vue sur les étangs de Diana et la plaine d'Aléria ,,,, cette étape assez caillouteuse pourrait s'intituler : retour dans le minéral ,,, même si les parties d'escalade du début du GR ont disparu, on met souvent les mains. Il nous faudra 5h pour atteindre  le refuge d'Usciolu, en restant sur une ligne de crête, oscillant entre 1600metres  et 2040m à Punta di a Capella.

Arrêt d'une heure au refuge, où des chevaux nous  refuse l'entrée à l 'épicerie et dont nous parviendrons à nous débarrasser par la ruse . J'ai réorganisé mon matériel, je me suis débarrassé de mon pack-avant Raidlight qui en fait me gênait plus qu'autre chose (au bout de 9 jours quand même),

 

Nous repartons vers midi pour une étape de 4h, avec un gros dénivelé au début, jusqu'à Punta di a Scaddata (1836m) et le passage par la brêche Petra di Leva.

Je décide de partir un peu avant le groupe, car j'ai mes ampoules qui se refroidissent et les départs sont toujours pénibles. Passé le gros dénivelé, la descente est plus boisée, on est retombé à 1300m et le groupe à fini par me rattraper. Il fait chaud, il fait soif, par miracle un panneau en bois annonce une source, un peu en retrait du chemin, celle là, fallait pas la louper. Tout le monde fait le plein, ce qui prend toujours un peu de temps car le débit est plutôt faible (c'est pas de la 4G).

Le petit groupe repars, on longe à présent un petit ruisseau, on passe au milieu des fougères tout près des bergeries de Basseta. Je suis reparti tout seul devant, il fait vraiment très chaud et il me tarde d'arriver, une heure s'est déjà écoulé depuis la dernière source, ma gourde est vide, le camel est tiède, en arrivant sur une route j'aperçois une autre source, je refais le plein de fraîcheur, le refuge ne doit plus être bien loin,,, le chemin se remet à grimper au milieu des hêtres, je perds la trace, je tourne en rond, à force de chercher je finis par trouver, j'arrive enfin sur un plateau avec des voitures et une piste forestière et enfin le refuge de Matalza.

Je décide d'attendre le groupe, 200m avant, à l'ombre sous un arbre, car là pour l'instant je me ferai bien une sieste,,,, 20mn après je vois Kiki arrivant du refuge, qui venait à ma rencontre croyant que je m'étais perdu. En fait, après Basseta, ils ont traversés le ruisseau et sont arrivés par un autre chemin, derrière le refuge.

On s'installe tous en terrasse, un afflux de touristes a dépouillé le gardien du refuge de Pietra, il ne reste dans un premier temps que des heineken 25cl, et pour finir des 12cl ,,,,, l'horreur sur le GR !!!!!

On installe les tentes, les douches sont chaudes et pas trop mal agencées par rapport à tout ce qu'on a vu depuis le début. On en profite pour faire la lessive en retard, ça tombe bien, car j'avais vraiment plus rien de propre. Le refuge de Matalza dispose même d'un grand étendoir et de cintres pour étendre le linge.

Le soir on a mangé tous ensemble avec Harry, Romain, Seb et Aurélien mais j'ai oublié le menu, on a pris un pichet de vin et du pain frais, faute de bières.

On a perdu Mathilde, Antoine et Christian qui en vrai montagnard ont décidé depuis Usciolu de faire les variantes alpines des environs, on ne les reverra plus jusqu'à la fin du GR, on les aurait loupé le dernier jour à Conca, ce jour là on finissait sur une étape, et eux par deux étapes, donc vers 17h,

Demain départ 6h, on double encore deux étapes pour environ 25km.

GR20 - Jour8 Etape 10 et 11 - Vizzavona (920m) – Refuge de Capanelle (1586m) – Refuge de Prati (1820m)

Lundi 8  Août 2016 – 8e jour – 10e et11e étape

 Vizzavona (920m) – Refuge de Capanelle (1586m) – Refuge de Prati (1820m)

D+ 1800m – D- 820m -  environ 30km

lever à 5h00 -  Départ : 6h00 – 17h30 (11h30 avec les pauses ) – topo guide : 11h30

Sac à dos : 13kg (la tente en moins) + 4 litres d'eau

 

Départ matinal pour cette étape qui s'annonce longue. Le départ se fait en douceur sur une piste forestière qui monte progressivement en lacets vers Bocca Palmente, on passe en 2h30 de 900m à 1640m soit 300m de dénivelé à l'heure, ce qui est bien car Christian, spécialiste de rando en montagne, nous apprend que le topo sur le GR est donné pour 200m à l'heure, d'où nos avances sur chaque étape.On passe devant plusieurs bergeries qui sont fermés dont celle d'Alzeta, reconnaissable à ses volets rouges, on se disait en rigolant que le parc régional Corse devrait organiser un tour opérator autour de Colonna : ici la bergerie où s'est caché Yvan Colonna, le maquis où il  s'est caché,le ruisseau où il se lavait tous les matins ,,,,,

On arrive péniblement au refuge d'E Capannelle, il fait très chaud, l'eau est tiède, le marquage laisse à désirer, on tourne en rond en plein soleil pendant quelques minutes,j'ai croisé la route qui monte au refuge depuis un moment,  les autres sont un peu derrière, j'ai peur d'avoir loupé le refuge et d'être déjà sur l'étape suivante.

A force de tourner en rond et de revenir en arrière sur la dernière trace visible, je finis par tomber sur Mathilde et Antoine et c'est avec eux que je finirai la semi-étape vers 11h30. On se restaure avec un orangina, je prends un taboulé car j'ai très faim et je complète avec un vrai expresso.

L'étape qui s'annonce est donné pour 6h, il fait très chaud, je n'ai pas trop de souvenirs de cette étape, je me souviens d'une étape roulante, verdoyante et avec beaucoup de chaleur, on espérait arriver à  Bocca di Verde plus tôt que prévu pour boire un coup et couper l'étape. A la passerelle de Marmanu on a vu des jeunes touristes qui se baignaient on s'est dit (surtout moi) ça doit pas être loin, les touristes ça marche pas beaucoup ,,,,, et plus on avançait, je me disais : ils ont pas fait tout ça en marchant, en claquette ,,,,, on a croisé 2 touristes qui partaient dans l'autre sens vers le torrent et la passerelle ,,,, j'ai pensé qu'ils étaient pas encore arrivé ,,,,, je marchais comme un robot sur la piste forestière heureusement à l'ombre,

c'est au bout de 45mn après la passerelle que l'on est arrivé enfin à Bocca di Verde, 3h40 après Capanelle, On s'est arrêté une bonne demie heure, j'ai bu un coca pour me filer la pêche.  On a fait le plein à la source avec de l'eau fraîche, pour finir l'étape ce sera bien.Certains finissent l'étape ici, mais la première étape de demain est longue, alors on décide de parcourir les 1h30 qui nous séparent du refuge de Prati, sachant qu'on va passer de 1280m à 1820m soit 540m de dénivelé en 1h30,

Heureusement la fin de l'étape, bien que difficile, est agréable, on est content de retrouver de la caillasse et un décor de montagnes ; 50mn après on arrive à Bocca d'Oru (1840m) ou nous faisons une séance photos avec deux jeunes randonneuses, dans l'ascension on s'est fait doubler par un couple de jeunes en mode light qui avait fait la montée en 30mn.L'étape se termine sur le plateau où l'on peut apercevoir la mer, la côte orientale, les étangs de Diana, Urbinu et Palu et les îles de l'archipel Toscan (nous dit le guide)

On s'est tous installé ensemble, côte à côte,j'en ai profité pour appeler les filles, en haut d'un rocher avec vue sur la mer et les étangs ça captait bien.

18h30 on nous appelle déjà pour manger, un gros plat de pâtes avec de la viande en sauce, on en reprend deux fois et on garde le reste pour Romain et Harry tellement c'était copieux. On s'est pris en supplément une bouteille de rouge et une assiette de fromage tout en discutant avec nos voisins de table ,,,, à cause de l'heure tardive de notre arrivé Kiki à eu juste le temps de prendre les deux derniers repas.

Par contre ce soir, pour la première fois en 8 jours, je vais faire l'impasse sur la douche, malgré l'état de mes jambes couvertes de poussières séchées, je suis crevé, le doublage d'étape ça reste quand même assez éprouvant.

On se couche en planquant les sacs dans la tête car il paraît qu'il y aurait un renard qui rôde et pour avoir lu des compte-rendu de GR je sais que ce n'est pas une légende urbaine et qu'il a eu des tentes éventrées pour quelques barres chocolatées.

La nuit s'annonce encore fraîche, demain on se lève à 5h, il y a environ 20km etencore deux étapes. J'ai réservé un petit déjeuner.

GR20 - jour7 - Etape 9 - Refuge de Onda (1430m) – Vizzavona (920m)

Dimanche 7 Août 2016 – 7e jour - 9e étape

 Refuge de Onda (1430m) – Vizzavona (920m)

D+ 850m – D- 600m -  environ 10km

lever à 6h00 - 7h10 – 12h45 (5h30 avec les pauses ) – topo guide : 6h00

Sac à dos : 13kg (la tente en moins) + 2 litres d'eau

Etape parcourue en groupe : Chloé, Conan, Romain, Harry, Christian, Mathilde, Antoine,et même Guillaume, Antoine et Amaury, Aurélien et Sebastien,

 

La nuit a été fraîche et très ventée, pour preuve les affaires éparpillées au sol que j'avais mises à sécher sur la rambarde de l'enclos (je vous rappelle qu'au refuge de Onda, on est parqué dans un enclos, pour pas qu'on s'évade,,,)

En fait plus on descend vers le sud, plus les nuits sont fraîches et humides.

Je suis donc obligé de remballer mes affaires humides dans le sac, et short, tee-shirt à sécher sur le sac à dos.

Petit déjeuner royal chez Jean-do, qui te sert un vrai café, dans un bol, comme à la maison, pain, beurre et confiture,,,,, merci Jean-do, entre le repas de hier soir et le petit dej' de ce matin ,,,,,

Il fait froid ce matin, j'ai gardé le collant et la veste 3 couches, j'ai eu raison dans un premier temps ;

D'entrée on monte sur la ligne de crête de Punta Muratellu, le vent est alors très violent et nous oblige à beaucoup d'efforts pour garder la trace et l'équilibre ,,,,  Romain en profite pour faire une vidéo, c'est vrai que sur les photos on s'en rend pas bien compte.

On monte en file indienne, devant nous Antoine, Mathilde et Christian, derrière nous le reste de la troupe,,,,,

on atteint Punta Muratellu (2020m)  vers 9h, en changeant de versant on est à l'abri du vent et il commence même à faire chaud,

Descente sur de grosses dalles rocheuses, que je passe sans problème, sur la pointe des pieds,  maintenant que j'ai pris confiance,

Nous sommes dans la haute vallée de l'Agnone et atteignons la passerelle de Turtettu vers 11h.

On longe à présent le ruisseau où se succèdent cascades et trous d'eau, pour arriver à la fameuse cascade des Anglais. On sent que le coin est touristique, on croise des gens bien habillés, plus propres que nous, en sandales et qui sentent bon le déodorant : c'est signe qu'on est presque arrivé ,,,, on traîne un peu, il y en a que ça démange de piquer une tête dans l'eau ,,,,,,

 

12h40, on s'arrête à un petit snack, il manque Chloé et Conan  qui progressent lentement à cause du genou, et ceux qui se sont arrêtés profiter des trous d'eau, On se boit en attendant une Pietra avec Mathilde, Antoine, Harry, Romain et Kiki ,,,,, j'en profite pour appeler les filles et donner des nouvelles ,,,,, pendant ce temps le reste du groupe arrive et se restaure à son tour,,,,

on repart une heure après en direction de la gare de Vizzavona située à une petite heure de marche, à travers bois par une piste forestière, l'ambiance est très détendue car aujourd'hui, petite journée, on ne double pas et c'est restaurant !!!!!! entrecôte et frites, depuis le temps qu'on en parle ,,,,,

On laisse nos sacs au refuge, après avoir payé le loyer, je trouve enfin de l'alcool à 90° pour mes ampoules et ma plaie du 2e jour et on file au resto,

en face de la gare, il est quand même pratiquement  15h, on a faim, on a soif et le patron nous conseille de prendre une girafe de 3l car on est 10 (Mathilde et Antoine sont restés au refuge, tout comme Tic et Tac), pour nous faire patienter, en attendant la fameuse entrecôte-frites que nous savourerons à l'aide d'une deuxième girafe ,,,,,,

C'est un mélange de joie et de tristesse qui règne car on sait qu'on va se séparer de la moitié du groupe sur cette étape : Guillaume et Antoine les deux pompiers volontaires de Versailles, leur pote Amaury qui n'avaient prévu de faire que le Nord pour des questions de délai et qui attendait leur train vers 16h30 (juste en face du resto). C'est au cours de ce repas  qu'est créé la page Facebook  Amaury GR20 2k16. On se séparait aussi le lendemain matin de Chloé et Conan, pour les mêmes raisons. D'un côté, avec son genou, elle n'aurait pas pu continuer ,,,,, on a  réussi à convaincre Romain de finir le GR avec nous, le Jeudi 11 à midi, prendre son train à Corte pour Ajaccio, le même jour à 17h30, pour prendre l'avion le lendemain matin vers 10h ,,,,,, grâce aux doublages que nous avons fait dans le nord qui n'étaient pas prévu au départ, et les doublages que nous prévoyons de faire dans le sud.

Le train parti, retour au refuge, installation de la tente, lessive et douche.

Repas léger, plat lyophilisé en compagnie de Mathilde, Antoine et Christian, puis invitation café avec Romain et Harry par Chloé et Conan qui promettent de nous accueillir avec le champagne à Conca si nous arrivons au bout de l'aventure.

Demain, grosse journée, environ 30km encore, on double deux étapes ; je profite de la soirée pour désinfecter mes 2 ampoules qui se sont bien creusées au fil des jours, ainsi que mon tibia, qui à l'air propre, pas d'infection en vue. Je renforce la protection côté pansements car chaque départ d'étape est assez douloureux à cause des ampoules. Demain matin pas de petit déjeuner, il faudra faire avec les réserves de Kiki.

GR20 - Jour6 Etape 7 et 8 - Refuge de Manganu (1601m) – Refuge de Pietra Piana (1842m) - Refuge de Onda (1430m)

Samedi 6 Aout 2016 –6e jour - 7e et 8e étape

 Refuge de Manganu (1601m) – Refuge de Pietra Piana (1842m) 6h10 - 11h10

Refuge de Pietra Piana (1842m) – Refuge de Onda (1430m) – 12h20 - 16h00

D+ 1700m – D- 1200m -  environ 18km

lever à 4h45 - 6h10 – 16h00 (10h avec les pauses ) – topo guide : 11h30

Sac à dos : 13kg (la tente en moins) + 4 litres d'eau,

Etape parcourue en groupe : Chloé, Conan, Romain, Harry, Christian, Mathilde, Antoine,et même Guillaume, Antoine et Amaury, Aurélien et Sebastien,

 

 

Non, le GR Nord, n'est pas encore fini ,,,,

petite montée tranquille, avant d'attaquer une grosse montée de 2h, avec descente en désescalade avec chaînes, passages sous rocher avec sac à dos (qu'on pouvait éviter mais c'est plus rigolo pour la photo),,, petit passage de nouveau à 2225m à Bocca a e Porte, mieux connu sous le nom de Brêche de Capitellu avec vue sur les petits lacs de Melu et Capitellu,

 

le reste de l'étape sera rocheuse et escarpé, plusieurs passages à 2000m, on reste sur la ligne de crête : Bocca Soglia (2052m), Bocca Rinosa (2150m), Bocca Muzzella(2206m) avant de redescendre sur le refuge de Pietra Piana (1842m)

Il est 11h passé, 5h au lieu de 6h30 du topo guide, le groupe est au complet, on boit une bière et on se ravitaille pendant une bonne heure.

Cette après midi, l'étape propose le GR20 classique, ou la variante Alpine qui est censé être plus courte, donc plus rapide ,,,,, mais alpine ,,,,, c'est l'option choisie par Mathilde, Antoine, Christian, Sébastien et Aurélien,

 

12h20, on repart, un peu grisé par la bière qui n'a pas fini son effet, 1h30 de descente, avec prudence, ou pendant 30mn, je me concentre sur les cailloux. Je suis parti seul devant, c'est une descente qui me convient, par moment il faut mettre les mains, mais c'est pas technique comme les premiers jours.

Je sais que sur cette étape,il y a plusieurs endroits propices à la baignade et le groupe a projeté de faire une ou deux pauses baignades, et Kiki s'est mis en tête de me faire plonger avant la fin du GR, et ce par tous les moyens (je pressens).

Une fois, la descente terminé, c'est enfin du billard, une grosse ballade dans une forêt de pins, je dois faire du 6km/h au moins, on croise quelques touristes, il doit y avoir une route pas loin,

Il fait très chaud, heureusement je trouve une source qui me permettra de finir la dernière montée, une demie heure, interminable,  à l'ombre des hêtres, avec de l'eau fraîche. J'arrive seul au refuge de l'Onda (l'enclos à touristes), il est 16h,

Je prends le temps de payer l'emplacement pour nous deux et réserver le  petit déjeuner pour le lendemain. Je décide d'attendre les autres avant de boire ma bière et j'en profite pour faire ma lessive et prendre ma douche ,,,,,

pendant ce temps, les autres sont arrivés les uns après les autres ; ceux de la crête et de la variante :  Mathilde, Antoine, Christian, Sébastien et Aurélien, et les autres du GR.

Visiblement Chloé à souffert au niveau des genoux et les autres se sont répartis sa charge et ont porté son sac à dos à tour de rôle ,,,, ils se sont quand même pris le temps de se baigner et de sauter du haut des passerelles.

Moi, je me suis fait chambrer, quand ils sont arrivés, ils m'ont vu parqué dans l'enclos et se sont tous mis à bêler : géééééééérrrrraaaaaaaard !!!!!!

 

Le soir, au refuge de Jean – Do, on a tous mangé ensemble, on était 16 à table, c'était génial.

Au menu on a eu soupe de légumes, bien consistante, les fameuses lasagnes aux Broccu de Onda, fromage corse et dégustation de liqueur de myrte ,,,,, ce soir là, je sais pas si c'est l'alternance de boire chaud, boire froid, barres énergétiques ; j'avais l'estomac en vrac, je suis parti au lit à 21h30.

Kiki à fini la soirée dans un état d'ébriété plutôt avancé, il a du s’enquiller au moins 4 bières (50cl) en arrivant, plus le vin à table et la liqueur ,,,,, il faisait que rigoler.

Quand je suis parti me coucher, y a un gars qu'est venu leur raconter des anecdotes corses et visiblement  ils ont bien rigolé.

Quand il est arrivé à la tente il arrêtait pas de se marrer ,,,,,

sinon, on a bien dormi et y a eu encore pas mal de vent.

GR20 - Jour 5 - Etape 5 et 6 - bergeries de d'u Vallone (1440m) – Refuge de Ciottulu di i Mori (1991m)

Vendredi 5 Aout 2016 – 5e et 6e étape

 bergeries de  d'u Vallone (1440m) – Refuge de Ciottulu di i Mori (1991m)

Refuge de Ciottulu di i Mori (1991m) – Refuge de Manganu (1601m)

D+ 1270m – D- 1150m -  environ 30km

lever à 4h45 - 6h00 – 17h50 (12h avec les grosses pauses ) – topo guide : 12h

Sac à dos : 13kg (la tente en moins) + 4 litres d'eau,

Etape parcourue en groupe : Chloé, Conan, Romain, Harry, Christian

 

Arrivés au 1er refuge de Ciottulu à 8h30 soit 2h30 au lieu des 3h30 annoncée par une grosse montée  à travers des barres rocheuses et avoir franchi Bocca di Fuciale (1996m), il fait pas chaud ce matin, il y a du vent, le ciel est gris,un peu menaçant, on aura même un peu de pluie par moments.

Le refuge de Ciottulu est tenu par deux barbouzes corses, en treillis, pas très accueillant pour 2 sous et qui t'invite à enlever tes chaussures pour rentrer dans leur refuge. On discute pas, il fait trop froid dehors ,,,,l'endroit bien que pas sympathique (je me vois pas trop faire une fin d'étape içi) offre la particularité de servir un vrai café et nous en profitons pour faire enfin un vrai petit déjeuner, avec grand café, charcuterie Corse car le petit déjeuner de 5h était plutôt léger, tout comme le repas de la veille (omelette+gâteau),

Après une bonne pause de 30mn nous repartons et longeons le Golu par un ancien sentier de transhumance, un vrai sentier de randonnée ,,,,, profitant d'une belle éclaircie le groupe en profite pour une séance plongeons dans les trous d'eau et séance photo de culs-nus, moi perso, j'ai du mal, entre l'eau froide et sauter dans l'inconnu ,,,,,, repartir à moitié sec, c'est repartir à moitié mouillé,les ampoules et tout ,,,,, non, j'immortalise le moment, bref je me sacrifie.

Bref, 30mn de pause encore plus tard, on repart vers les bergeries de  Radule, il est 11h20, l'endroit est très accueillant, il y a des chèvres en liberté, la gardienne est souriante, on en profite pour boire un café,,,,

Le temps s'est dégagé,à présent il fait beau ; le peu de pluie que nous avons eu nous a quand même prouvé que le GR c'est plus compliqué par temps de pluie, les cailloux deviennent vite glissants et nous n'étions pas dans des parties techniques comme la veille.

Une heure après, premier retour à la civilisation depuis le début du GR, une route goudronnée, nous sommes à Castel de Vergio (1404m), on s'arrête longuement dans un resto pour boire une bière,il y a même une épicerie où l'on achète du vrai pain frais, on s'est arrêté pratiquement une heure, on a toujours pas mangé, on trouvera l'endroit idéal 20mn plus tard, il est presque 14 h, on s'arrête enfin pour manger : pain frais, sardines, jambon et saucisson, et encore une pause de 30mn mais la journée n'est pas encore finie ,,,,,,

Nous repartons , les batteries rechargés à fond, la jauge dans le vert ,,,, on monte progressivement,

on aperçoit ces arbres étranges, déformés par le vent qui souffle à Bocca San Petru,(1452m) par contre il fait chaud, on a pas trouvé d'eau fraîche depuis le resto et je bois beaucoup, d'eau tiède...

On arrive enfin au lac de Ninu (1760m) par un petit sentier très agréable, on passe même à 1883m à  Bocca a Reta, on est revenu dans du cailloux et 15 mn plus tard on sera dans cet écrin de verdure qu'est le lac de Ninu, avec ces chevaux sauvages, ces pozzines aussi moelleuses que de la moquette.

Ça tranche vraiment avec tout le reste du GR, on en profite pour refaire le plein enfin à la fontaine di U Lavu di Ninu,il est 15h30, on marche paisiblement, petit à petit on quitte les grands espaces verts pour traverser une forêt de vieux hêtres, parfois on dirait des squelettes préhistoriques, abandonnés là depuis des millénaires, l'étape ici est assez roulante, on commence tous à en avoir un peu plein les pattes depuis 6h du matin.Passage aux bergeries de Vaccaghja il est 16h40, on croise des mules qui vont ravitailler le refuge, on arrive enfin au refuge de Manganu (1601m), il est 17h50, il fait un ciel bleu magnifique, cela fait 12h que l'on est parti pratiquement, environ 3h de pauses et 9h de marche ,,,, petit photo de groupe sur la passerelle, au pied du refuge ,,,, tout le monde est là, même Amaury, Antoine et Guillaume (les pompiers de Versailles), Mathilde,Antoine et Christian,

Tic et Tac (Seb et Aurélien),,,,,,

On se boit enfin notre PIETRA, on se réserve un bon plat de nouilles à deux pour le soir, un bon petit déjeuner pour le lendemain ,,,, le gardien est amical, comme dans la plupart des refuges où nous sommes arrêtés,.

On installe la tente, douche froide comme d'habitude, lessive, à sécher sur le gros cailloux près de la tente, pansements et café chez Romain et Harry,,,,

La source,coule comme mon petit doigt, il faudra être patient pour faire le plein des 2 poches à eau pour le lendemain, c'est toujours ça de gagner sur le timing matinal,

Dans la nuit, le vent s'est levé, soufflant assez fort. La porte de la tente avait justement choisi ce soir là pour se coincer, il a fallu que kiki dorme la main dehors, en tenant la tente fermée car le vent menaçait de s'engouffrer,

GR20 - Jour4 - Etape 4 - Refuge d'Asco Stagnu (1422m) – Refuge de Tighjettu (1683) -bergeries de d'u Vallone (1440m)

Jeudi 4 Aout 2016 – 4e étape

 Refuge d'Asco Stagnu (1422m) – Refuge de Tighjettu (1683) -bergeries de  d'u Vallone (1440m)

variante du cirque de la solitude, fermée définitivement depuis le drame de 2015,

D+ 1200m – D- 1000m -  environ 10km

lever à 4h45 - 6h00 – 13h30 (7h avec les pauses ) – topo guide : 10h

Sac à dos : 13kg (la tente en moins) + 2 litres d'eau,

 

Réveil matinal à 4h45, comme tous les matins je commence par ranger les affaires et préparer le sac à dos. Je me fais engueuler par la tente voisine à cause de ma frontale (« tu vas l'éteindre ta p,,,,, de lampe »). Ce matin, pas de petit déjeuner au refuge, il va falloir faire avec les provisions de Kiki.(Muesli,pain de mie, barre énergétique chocolatée)

C'est pas pareil qu'un vrai petit déjeuner, j'ai l'impression de partir le ventre vide et ça me met bougon de bon matin.

Enfiler les chaussures de rando  le matin, et les premiers pas avec, sont toujours une vraie souffrance à cause des ampoules à chaque talon qui se creusent un peu plus chaque jour. Une fois parti, ça va mieux mais chaque départ après chaque arrêt, c'est un vrai supplice.

Nous retrouvons Harry et Romain à la fontaine, tout le monde fait le plein, mais nous sommes les premiers à repartir, il est 6h pétante, le soleil n'est pas encore levé, on y voit suffisamment car la première demie heure, on longe un ruisseau, c'est propre et roulant,

la pancarte du départ affiche 8/10h – itinéraire technique, ça annonce la couleur,,,, c'est sur cette demie heure que j'ai eu les pensées négatives d'abandonner sur le GR car je m'attendais à des parties   d'escalades plus compliquées que sur l'étape 2 et 3,

Petit à petit le chemin s'élève, on passe une passerelle en bois, et on commence l'escalade, avec parfois des chaînes, mais sans grosse difficulté, je suis même souriant et détendu sur la photo.

Au bout de 2h30 d'escalade rocheuse, on attaque  la phase pénible, la montée dans un pierrier de petits cailloux, instables ,,,,,,, On aperçoit encore Calvi, il est 10h30, c'est le 4e jour !!!

Déjà 4h30 qu'on monte, on est en haut de la pointe des éboulis à 2650m. On ne fera pas la montée du Cinto (2706m), j'ai pour ma part laissé pas mal de forces dans la bataille, dans la montée finale, dans ces éboulis où l'on avait parfois l'impression de reculer.

J'ai souffert, j'ai poussé des râles de souffrance pour continuer à avancer, j'ai fait des dizaines de petites pauses tant les cuisses me brûlaient. J'ai pris des gels, je me suis même demandait ce que je foutais là,  pourquoi Kiki avait eu cette idée à la con ,,,, et 30mn après j'avais oublié tout çà, on était à plus de 2600m en train de se payer une

 bonne tranche ,,,,,, de saucisson au pain de mie, tout mou.

Pendant 30mn on allait oublier le sac à dos, les éboulis, la brûlure des cuisses,,,

En haut du sommet on a retrouvé Chloé, Conan, Harry et Romain, on a fait des shakes, on s'est félicité et chacun est reparti à son rythme.

Tout en bas on aperçoit la station d'Asco d'où nous sommes partis ce matin à 6h, il y a peine 5h,,,,

En redescendant on a croisé le petit lac de Cinto.

 

La descente est moins pénible que celle d'hier, c'est parfois plus roulant, comme dans une vraie randonnée, où alors ce sont des petits cailloux qui dérapent sous la chaussure, on descend en lacet et en travers un peu comme des skieurs.

En redescendant Kiki à trouvé une source, il en a profité pour refaire le plein, ça tombait bien car depuis quelques temps on buvait de l'eau tiède et de l'eau fraîche vers midi ça nous a fait du bien,

On a sauté le refuge de Tighjettu (1683m) qui n'avait rien d'accueillant, ni d'extraordinaire. On a marché 30mn de plus, c'était à peu près plat, jusqu'aux bergeries de Vallone (1440m).

C'était la première fois qu'on faisait autant, 7h20 avec les pauses, on s'est débarrassé de nos sacs, des chaussures et on s'est mis à la terrasse pour profiter de notre PIETRA.

Chloé, Conan, Harry et Romain sont arrivés peu après, chacun à réserver son emplacement et s'est installé. Demain, pas de petit déjeuner encore, le refuge ouvre à 7h et nous serons partis.

Nous sommes allés nous reposer au bord  du Viru où il y avait des trous d'eau, moi j'ai trempé les pieds jusqu'aux cuisses, après, je peux pas, c'est trop froid ,,,, Kiki s'est baigné et après il a fait sa petite sieste. J'en ai profité pour faire ma lessive plus bas, avec mon savon (écologique), j'ai tout laissé à sécher sur les cailloux pendant une heure, au soleil.

Retour au bivouac, la fraîcheur commence à tomber, on monte la tente et on a  droit à nos premières douches chaudes et juste 2 personnes devant nous. Seul inconvénient de l'endroit, l'eau qui s'écoule du tuyau de la source est encore chaude, il faudra attendre la soirée pour avoir de l'eau fraîche.

Ça tombe bien Mathilde et Antoine  nous on invité à boire une bière pour nous remercier pour le tube de Néoprène, on fait un peu plus connaissance, ils sont des Vosges (74) de Samoens.

On mange tous ensemble, on doit être une petite dizaine avec Christian le Toulousain, pour nous ce sera omelette au fromage corse et gâteau aux châtaignes ,,,,, un peu léger pour l'étape qu'on vient de faire et ce qui nous attend demain : notre premier doublage dans le nord, ce qui n'était pas prévu initialement pour le faire en 12 jours ,,,,, demain, c'est environ 30km qui nous attendent ,,,,,

Retour au bivouac pour soigner les ampoules avant de se coucher ,,,,, l'ambiance qui règne témoigne d'une impression qu'une partie du GR Nord s'achève, et qu'aujourd'hui un gros morceau est passé,,,,,

GR20 - Jour 3 - Etape 3 - Refuge de Carrozzu (1270m) – Refuge d'Asco Stagnu (1422m)

Mercredi 3 Aout 2016

 Refuge de Carrozzu (1270m) – Refuge d'Asco Stagnu (1422m)

D+ 800m – D- 640m -  environ 8km

6h30 – 11h30 (5h avec les pauses ) – topo guide : 6h10

Sac à dos : 13kg (la tente en moins) + 2 litres d'eau,

 

Réveil:5h30, j'enjambe Kiki, car lui il dort presque 30mn de plus, il est vite prêt, ou alors c'est moi qui suit lent ,,,, j'ai tout un rituel ,,,,, faut pas que je me dérègle ,,,

Petit déjeuner au refuge, c'est silencieux, presque religieux, on se dit bonjour en silence car à côté il y en a qui dorment,,,

Je vois Guillaume et Antoine, les deux pompiers, on commence à se reconnaître et à échanger quelques mots. Eux pour l'instant ils sont en mode compétition ,,, ils sont avec un troisième copain : Amaury, qui lui le fait à son rythme, j'ai fini l'étape d'hier, la descente interminable dans le pierrier, avec lui ,,,,, il était aussi rassuré que moi en descente ,,,,

Petit passage aux toilettes (youpi, c'est fait!!)

Pliage de tente, sac à dos, départ 6h30 ,,,,,

ça commence par une grosse dalle inclinée, équipée d'une chaîne. Je commence à ne plus avoir peur

de ce genre d'obstacle qui devient compliqué plutôt par temps de pluie,( car les crampons humides sur ce genre de rocher, c'est une vraie savonnette  )

Passage de la passerelle de Spasimala, longue de 60 mètres environ et 30 mètres de haut, ça me rappelle l'an dernier les gorges de Carença ,,,,, rien d’impressionnant, mais bon, je regarde quand même loin devant et pas trop en bas car ça tangue un peu quand même.

 

Ensuite on monte vers le lac de Muvrella par des passages équipés de câbles, ce sont des grosses plaques, comme un grand escalier avec des marches hautes.

On va monter comme ça pendant 2h30, il faudra souvent mettre les mains pour escalader.

On voit encore Calvi, à plusieurs endroits du parcours.

Arrivé au lac de Muvrella, il est 9h30 et déjà 3h que l'on marche, le lac est encore à l'ombre. On fait une pause, on mange un bout, des têtes connues arrivent ,,,, on

 aperçoit tout en haut, au loin, le V dans lequel il va falloir grimper, il nous semble loin, mais en fait moins de 30mn après nous franchirons le passage :

c'est Bocca d'i Muvrella  à 2004m, on reste sur la ligne de crête, c'est pas large, il faut parfois escalader en marche avant, parfois c'est désescalade arrière, parfois c'est sur le cul et c'est le sac à dos qui morfle, parfois c'est comme on peut ,,,,, on est pas là pour être jugé, je connais pas l'état d'esprit des autres randonneurs du GR, je connais le mien et je dois pas être le seul.

 

10h30 on arrive à Bocca Stagnu, re-passage à 2003m, on aperçoit le refuge au loin, il faut redescendre à 1420m, par une descente très technique et très variée (il y aura de tout) j'essaie d'adopter la technique de Kiki : caillou-caillou, mais c'est surtout souvent sur le cul que je me retrouve quand c'est trop raide ou escarpé. Il faut être très attentif ,,,,,, je me retrouve une nouvelle fois avec mon compagnon d'infortune : Amaury qui parfois se montre aussi piètre descendeur que moi. Visiblement je m'aperçois en le voyant que nous ne sommes vraiment pas à l'aise dans ce genre d'exercice, quand je vois la facilité déconcertante des personnes qui nous doublent.

Après j'arrive à bien relativiser car je sais que par rapport au topo guide nous sommes largement en avance dans les montées et les parties roulantes, et que dans les descentes techniques je respecte les chronos du topo.

 

Je me dis que je ne suis pas là pour me foirer le GR, j'ai la chance de pouvoir le faire, et je vais pas me compromettre cette chance  par un comportement inapproprié.

Je prends mon temps, je lève les yeux, je regarde, je me dis : p,,,,, que c'est beau ! C'est dur, mais c'est beau ,,,,, je repars les yeux sur les cailloux, a chercher la meilleure trajectoire, parfois celle de Kiki, parfois une autre qui me semble plus pratique (eh non!!) le caillou qui me semble le plus stable, la marche la moins haute à monter ou a descendre, car les descentes font mal aux cuisses et aux genoux (même 3 semaines après)

 

Sur le GR, j'ai appris à prendre mon temps, moi qui me déplaçait toujours avec un chrono, un GPS,,, car il n'y a pas de place à l'imprudence.

Il m'arrivait fréquemment de remercier le rocher qui me tenait la main, la branche qui m'aidait à descendre et soulage les articulations.

Quand on a pas le sens de l'équilibre, eh bien on met souvent les mains et parfois le cul, tant pis pour le ridicule, il faut que le sac à dos soit costaud car ça frotte souvent,,,,

On  se fait doubler, on double des gens, mais ce n'est plus une course, c'est chacun son rythme. On revoit des visages qui deviennent familiers car on se suit tous plus ou moins depuis le début et personne n'a encore doublé d'étapes.

Le fil d'Ariane, c'est les balises rouges et blanches, par deux fois on les a perdu et c'est un grand coup de stress, alors on fait demi tour jusqu'à la dernière aperçue, ou alors on se renseigne, à distance, parfois en anglais ,,,, des fois les 2 voies se rejoignent, ça évite de remonter ce que l'on a descendu pour rien, parfois il faut faire demi tour car c'est trop hasardeux ,,,,,

Arrivé sur un plateau, en haut d'une ascension, on s'arrête quelques minutes, on profite du paysage, on fait des photos, je te prends en photo avec ton pote, tu me prends en photo avec Kiki, on fait une photo de groupe,on croise des têtes connues, viens avec nous sur la photo ,,,,, on échange nos sensations sur la dernière ascension   ,,,,, là, j'en ai bavé ,,,,, moi aussi ,,,,, on regarde le topo, on évalue ce qu'il nous reste à faire et puis chacun repart à son rythme, le but final, c'est la fin de l'étape.

La plupart partent à 7h, d'autres à 6h, certains plus tard ,,, les arrivées se font tout le long de la journée, de 11 h comme aujourd'hui pour les plus rapides, partis tôt ,,,, 14h, 15h et plus tard pour ceux qui ont décidé de doubler, par nécessité pour finir le GR dans un délai imparti, ou par défi sportif en 6 jours, 7 jours, 10 jours ,,,,,,,

 

Le GR20, c'est comme la quête du Graal, il faut le mériter, il faut le gagner, mais il faut avant tout y croire et avoir envie d'y aller.

Quand je suis parti, je savais que j'allais vivre pendant 12 jours une expérience inédite pour moi, même si le GR je l'avais déjà un peu parcouru  en photos,vidéos et récits ,,,

Même y croire parfois ne suffit pas, car certains passages parfois peuvent suffire à te faire abandonner, physiquement ou psychologiquement.

Physiquement, tu peux rien faire, c'est la chute, la cheville qui part, c'est l'abandon.

La fatigue physique, si tu as le mental, tu repars toujours. Tu t'arrêtes, tu récupères, tu manges un bout et tu repars toujours : au lieu d'arriver à 13h, tu arrives à 16h, c'est pas grave, tu es arrivé au bout, une bonne nuit de sommeil et demain ça ira mieux ,,,,, ou pas ,,,,,

L'abandon psychologique, c'est plus compliqué, ça ma effleuré au départ de la 4eme étape. Mais faire demi tour au milieu d'une étape, c'est encore plus périlleux, car faire marche arrière est parfois plus compliqué que d'aller vers l'avant, vers l'inconnu. Faire demi tour, tu sais que tu vas devoir redescendre tout ce que tu as monté et tu sais très bien que c'est impossible, car tu vas buter au même obstacle auquel tu es en train de renoncer.

Alors,tu avances et tu te dis que l'obstacle que tu viens de franchir était le plus terrible et que le reste maintenant sera plus facile, mais en fait tu n'en sais rien, l'important c'est de s'en persuader sur le moment et d'y croire....

Alors tu regardes dans le topo-guide, l'étape de demain, tu sais qu'il y aura 2 ou 3 passages compliqués et tu espères que ce sera pas pire  que le contournement de rocher de la deuxième étape, ou quelques passages en désescalade arrière de la 3eme étape.

A chaque jour suffit sa peine, on verra demain, mais je sais que la nuit sera longue car maintenant que je connais mieux le GR je sais que je vais mal dormir.

 

 

On est arrivé à 11h30 on a installé la tente, on a mis les affaires de la veille à finir de sécher car elles étaient encore un peu humides le matin.

 

On est allé se boire une vraie pression de 50cl, dans un vrai café, car Asco c'est avant tout une station de ski. On a mangé un gros sandwich à la charcuterie Corse et une deuxième bière.

On a donné des nouvelles aux filles pour la première fois, Gilles et les enfants sont bien rentrés, ça était plus long et plus compliqué que prévu mais bon tout le monde est sain et sauf ,,,,

j'ai appelé Benoît, j'ai appelé aussi ma mère elle était très contente d'avoir de mes nouvelles, mais je lui ai pas trop parlé des parties acrobatiques ,,,,,

Il fait beau, il fait très chaud, il est 14h30, Kiki est parti à la rivière se tremper et faire la sieste, je l'ai rejoint de 15h à 16h mais je n'ai pas sommeil alors j'ai fait trempette dans l'eau (froide) pour me détendre les jambes, me nettoyer la blessure de la veille qui visiblement ne s'infecte pas et n'est pas trop laide.

J'ai prêté mon tube de Néoprène à Mathilde et Antoine, elle a éclaté sa chaussure dès le deuxième jour, ils étaient super contents, ils sont des Vosges (74) de Samoens, et ils sont de 1988 comme Benoît ,,,,,

Ensuite, la douche, sanitaires en mauvais état pour une station de ski, le carrelage tombait du mur, le tuyau s'enfonçait dans le mur, il fallait le tenir en appuyant,,,,, 2 douches pour l'ensemble du refuge.

On a offert le Ricard à Harry et Romain qui croyait halluciner, Kiki à sorti le saucisson et le pavé de Jambon, on a sorti les amandes et tout le monde était content,,,,

En levant la tête on peut apercevoir le Cinto, demain on sera tout là haut ,,,,,

Le soir pour 20 euros au restaurant de la station il y avait le menu du randonneur, avec une vraie soupe de légumes, assiette de crudités, cuisse de canard et pommes de terre et fromage corse au dessert ,,,,, on était avec les 2 étudiants de Grenoble, deux ogres, qui ont passé la fin du repas à finir les restes des tablées voisines ,,,,,,Antoine, Mathilde, Chloé, Conan, Harry, Romain ,,,,,,,

Demain, c'est grosse étape, la variante, la nouvelle étape du GR20 depuis la fermeture  définitive du cirque de la solitude suite à la mort de randonneurs en 2015 lors d'un orage.

En sortant du resto vers 22h, 2 hélicos partaient chercher un pêcheur qui n'était pas rentré, on les a entendu tourner pendant presque une heure,

Et après on a dormi et j'ai encore ronflé il paraît ,,,,

Etape 2 - Jour 2 - Refuge d 'Ortu d'i u Piobbu (1520m) – Refuge de Carrozzu (1270m)

Mardi 2 Aout 2016

Refuge d 'Ortu d'i u Piobbu (1520m) – Refuge de Carrozzu (1270m)

D+ 780m – D- 910m -  environ 8km

7h05 – 13h30 (6h30 avec les pauses ) – topo guide : 7h

Sac à dos : 13kg (la tente en moins) + 2 litres d'eau,

 

Réveil à 6h,pas besoin de réveil, toutes les 30mn je regardais l'heure,,,,, je réveille Gilles, on plie la tente, le jour commence à peine à se lever, on s'aide à la frontale, autour de nous c'est pareil, petit à petit le bivouac s'anime,,,, je file ensuite au refuge prendre le petit déjeuner que j'avais réservé la veille ,,,, une boite m'attend, avec mon prénom dessus : 2 sachets de café lyophilisé+pain+beurre en plaquette,confitures et jus de fruit en brique avec biscuits, pour 7€ c'est plutôt copieux (y aura pire)

Il fait très chaud dans la cantine du refuge, je décide sortir déjeuner sur les tables à l'extérieur, mais à peine installé dehors je me fais attaquer par des abeilles attirées par la confiture. Tant pis, je rentre dans le refuge, j'enlève la veste,en tee-shirt ça va mieux,

Première rencontre avec Antoine et Guillaume, les 2 pompiers de Versailles, on voit que les gars sont affûtés, ils ont des têtes de mercenaires ou de commandos venus sur le GR pour parfaire leur entraînement ,,,,

Retour à la tente, finition des préparatifs, passage aux toilettes  (ça c'est fait, j'appréhendais un peu, mais non, réglé comme à la maison ,,,,,)

Gilles, Hugo et Léo, arrêteront là le GR, ils prendront la liaison pour Bonifatu, 2h30 tout en descente et appelleront les filles une fois en bas. Gilles récupère ma tente (3kg) et c'est chargé comme une mule qu'il rentrera au camping. Pour ma part, 3 kilos en moins, y a pas photo, ça passe mieux, surtout que la suite s'avère plus costaud, plus technique que la première étape,

Départ vers 7h05, un premier arrêt à la source, remplissage de la poche à eau, des gourdes et bouteilles, c'est toujours un peu long car le débit est souvent fin, mais bon, il n'y a personne alors on perd moins de temps,,,,

 Quelques morceaux d'escalade, dont une de périlleuse que je vais traîner sur plusieurs étapes, car j'ai eu un vrai moment de panique :

Un contournement de rocher sans sécurité, que les appuis mains et pieds, avec l'aide de Kiki, c'est passé, mais sur le coup j'ai pensé qu'à des endroits comme ça, si tu n'as pas de chance, tu peux y passer ,,,

De grosses dalles rocheuses inclinées où tu t'aperçois que tes chaussures elles sont vraiment bien pour ce type de terrain. Tu sens que le crampon accroche au caillou et c'est rassurant même si au début j'avais tendance à me baisser pour descendre mon centre de gravité et de me rassurer avec les mains,(petit à petit le singe s'est redressé pour se tenir sur ses deux pattes, des milliers d'année d'histoire résumées sur le GR), du coup, on  se fatigue moins.

Un premier passage à 1950m à Bocca di Pisciaghja, plusieurs montées-descentes, Bocca d'Avartoli (1898m), le cirque de Landruncellu et Bocca de l'innominata (1912m)

 
   
 
   


La fin de l'étape, je le savais pour l'avoir lue (ça aide vraiment de le savoir), une descente de 1 heure dans un pierrier instable, très éprouvant  pour quelqu'un comme moi, qui n'a pas trop le sens de l'équilibre, et qui fait tout en retenue, sur les cuisses ,,,, j'ai fini l'étape, les cuisses en feux ,,,,,

Étape donné pour 7h, on a mis 6h30 avec les pauses, heureusement la fin de l'étape était agréable, avec la forêt, le ruisseau et à l'ombre ,,,, on est descendu de 1900m à 1200m en presque rien de distance,

 

 

 
 

 

 

Le Refuge est agréable, il y a une grande terrasse en bois,  on commence à voir des têtes connues :

 

Guillaume et Antoine qui sont déjà là, Chloé et Conan que l'on avait rencontré également sur l'étape. On se boit notre Pietra, on paye nos 7€ quotidiens, je réserve le petit dej pour le lendemain, c'est le rituel du GR, tu cherches même pas à resquiller, je sais même pas si c'est contrôlé, et puis, c'est la Corse et les Corses alors tu cherches pas à comprendre ,,,,

On  désinstalle la tente du « super » endroit qu'on avait trouvé en arrivant, envahi par des milliers de fourmis, tu restais 10 secondes sans bouger, tu en avais 50 sur chaque jambe, une horreur, les affaires qu'on avait pourtant accroché aux arbres, envahies ,,,,, obligé de tout sortir,tout secouer.

J'en ai profité pour nettoyer ma blessure : avec un mouchoir et de l'eau, ça à pas l'air trop moche,,,

j'ai d déjà deux belles ampoules, derrière chaque talon (je pense que c'est du à la taille 42 des Salomon, un peu trop grandes, ainsi que les lacets attache-rapide qui se desserrent trop souvent, donc frottement, et ampoules) ampoules, juste sur la tendinite, comme ça je sais plus qui c'est qui me fait mal ,,,,

On mange assez tardivement, sur un gros rocher, il est quand même 16h, on tape dans les provisions de Kiki : pain de mie, saucisson, sardines, jambon.

Le soir, toujours pareil : lessive et douche froide, glaciale sur ce coup là, on entend les gens qui crient pour se stimuler ,,,,, le refuge est correct, deux douches, 3 toilettes sèches, propres,,,,

Nettoyage des ampoules, mise en place des pansements pour gagner du temps le lendemain.

 

On offre le Ricard à deux jeunes installé à côté de nous, deux étudiants de Grenoble je crois, très content de nous avoir rencontré nous et le saucisson et le pavé de jambon de Kiki, On regarde le profil de l'étape du lendemain, cette étape a était éprouvante pour beaucoup de monde, on était pour de bon sur le GR20, et la descente à fait du mal à beaucoup de monde.

On voit des gens qui arrivent, même vers 20h, sûrement qu'ils ont doublé les deux premières étapes,

c'est ce qui est bien avec le GR, c'est qu'il est modulable selon le niveau de chacun et le temps que tu as pour le faire, et l'état d'esprit dans lequel tu veux le faire :

Certains feront les 16 étapes en 16 jours, une étape par jour, tranquillement, ils arrivent au refuge, ils ont fait plein de petites haltes sur le parcours, ils s'installent, ils se reposent, ils lisent, ils vont se baigner s'il y a une rivière pas loin ,,,,

D'autres le feront de manière plus sportive, en 7 jours, deux à trois étapes par jour, en mode light et rando-trail,

 

Vers 20h30 on part sur l'aire de l'hélico voir le coucher de soleil jusqu'à 21h, on est une dizaine dont un groupe qui va terminer le GR le lendemain, ils l'ont fait dans le sens Sud-Nord ,,,, rien que de penser qu'ils vont remonter ce qu'on a descendu ,,,,, mais bon après, c'est quoi le pire ????

Les nuits sont sèches, avec le vent qu'il y a, le linge sera sec le lendemain matin.

21H30 rideau, en fait je m'endors assez vite mais je dors par petit bout, car je regarde souvent l'heure dans la nuit et je m'aperçois que je vois toute les heures pratiquement ,,,,, je cogite pas mal aussi, je refais l'étape, j’appréhende déjà celle d'après, surtout après le petit passage du jour qui m'a bien secoué et je me demande ce que nous réserve les prochaines étapes,,,,

Il parait que je ronfle, c'est ma première nuit avec Kiki, quand je ronfle, il me tape sur l'épaule, je m'arrête, je me réveille ,,,,, jusqu'à la prochaine ,,,,,,et ce,  jusqu'au matin, car inconsciemment je le sens bien qu'il me tapote sur  l'épaule,,,,,

GR20 - Jour1 - Etape 1 - Calenzana (275m) – Refuge d 'Ortu d'i u Piobbu (1520m)

Lundi 1er Aout

Calenzana (275m) – Refuge d 'Ortu d'i u Piobbu (1520m)

D+ 1360m – environ 12km

7h15 – 13h20 (6h avec les pauses : 4x15mn) – topo guide : 6h30

Sac à dos : 16kg + 2 litres d'eau

 

Réveil à 5h, camping la Pinède à Calvi, petit dejeuner, préparation sac à dos,

Calenzana est à une quinzaine de km de Calvi

Les filles nous laissent devant l'église de Calenzana, il est 7h15,

ça commence bien, nous cherchons la fontaine de Sant Antone, en vain ; le sentier s'élève doucement sur un ancien sentier de mules et au bout de ¾ d'heure nous trouvons un filet d'eau, ce doit être la fontaine d'Ortiventi décrite dans le topo guide,Nous remplissons enfin les gourdes et les bouteilles car il n'y aura pas d'autre source avant la fin de l'étape,

1er passage rocheux avec une descente avec une chaîne, loupée pour ma part, j'ai glissé le long de la chaîne et de la paroi au lieu de descendre en arrière comme il aurait fallu : résultats, premières éraflures sur les tibias ,,,,

Deuxième palier au col Bocca à U Bazzichellu (1486m)

On aperçoit le refuge au loin mais il faudra une bonne heure pour l'atteindre en le contournant, avec une dernière partie d'escalade,

Arrivé au refuge, il est 13h20, on a mis 6h avec les pauses (4x 15mn), nous avons bien marché avec Gilles et les enfants car le topo guide annonçait 6h30,

Nous passons au refuge payer les 7e par personne et boire une Pietra en terrasse, il fait trop chaud pour installer la tente, nous sommes trop fatigués pour faire les alentours et chercher un emplacement à l'ombre, près des sanitaires et du refuge. Du coup, nous nous installons 150m en contrebas, derrière de petits murets de pierres, typiques sur le GR20,

Nous trouvons a proximité un coin à l'ombre pour manger avec les provisions de Kiki : sardines, saucisson, jambon et pain de mie.

Petite sieste, personne ne bronche, je pense que tout le monde à eu son compte, plus personne ne parle de doubler, voire tripler les étapes comme la veille au camping, la réalité du terrain,,,,,,

la fin de l'après midi sera passée à faire une petite lessive, planter les tentes pour la première fois pour ma Colombus, et prendre une douche

L'emplacement étant placé en contrebas, ce qui nous oblige à monter et descendre sur 200m pour aller chercher de l'eau à la source, repasser au refuge, aller aux douches, aux sanitaires ,,,

Il y a une seule douche pour l'ensemble du refuge, 3 ou 4 personnes devant moi ; ça passe assez vite car l'eau n'est pas trop chaude alors on s'attarde moins. On attend, à l'ombre mais on sent la fraîcheur qui commence à tomber. On discute de l'étape avec les autres qui attendent, certains sont partis comme nous vers 7h – 8h et sont arrivés vers 17h, 18h ,,,, ça va il y a pire que nous.

La douche est froide, mais pas glaciale, avec un bon débit (ce sera pas toujours le cas)

Le repas du soir est à l'identique du pique nique, on se couche vers 21h, le réveil est prévu à 6h pour un départ vers 7h.

La nuit est douce, on dort sans tee shirt dans le duvet, j'ai le souvenir d'avoir dormi par petits bouts, le changement de literie sans doute, j'avais pourtant un petit matelas gonflable ,,,,,